dimanche 29 septembre 2019

20160725_sur_blog_Huet_incertitude





Bonjour
Merci « le grand public » pour votre commentaire.
J’ai fait volontairement un post assez long pour bien expliquer cette notion de « marge d’erreur ».
Une résumé pas très compliqué :
« Aucun résultat de mesure ne devrait être présenté sans marge d’erreur et aucune courbe résultant de mesures sans barre d’erreur. »
Dans le cas de la « température mondiale », si l’écart entre 2 valeurs annuelles est inférieur au 1/10 de degré, il n’est pas possible (au sens de la métrologie) de conclure que l’une est plus chaude que l’autre.
Cela supprime d’entrée la pertinence de tous les articles expliquant que telle année est plus chaude que l’autre de quelques centièmes de degré.
On visualise très bien sur une courbe présentée correctement :
http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/service/global/global-land-ocean-mntp-anom/201501-201512.png
Salutations
Le métrologue

La réponse de Sylvestre Huet dans son article :

https://www.lemonde.fr/blog/huet/2016/08/16/climat-juillet-2016-nouveau-record/

"Des records significatifs ?
Ce mois de juillet donne une chance sérieuse à 2016 d’égaler ou de dépasser l’année 2015, record annuel depuis le début des relevés thermométriques.  Les cartes et le graphique ci-contre montrent en effet que l’indice de température planétaire s’est hissé pour les sept premiers mois de l’année à 1,06°C au dessus de la moyenne. Dans les commentaires de ma dernière note sur le sujet, un internaute fait remarquer que la précision de la mesure, attachée à une barre d’erreur dans le cadre d’une publication scientifique standard, peut faire douter de ces podiums et classements. Mais, comme l’indique l’équipe scientifique qui réalise ces travaux, l’incertitude de la mesure sur les années récentes est de plus ou moins 0,05°C. Autrement dit, lorsque l’écart est supérieur, comme celui qui sépare les sept premiers mois de l’année 2016 de ceux de l’année 2015 (1,06° de plus que la moyenne climatologique pour la première, 0,81°C pour la seconde) ce n’est pas une simple licence journalistique – simplifier sans trahir – qui permet de conclure à un classement significatif. En revanche lorsque l’écart est moindre que cette barre d’erreur, on peut parler d’ex-aequo."


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