lundi 27 mars 2023

202303 france info discours emmanuel Macron 2019 retraites

 



"Hors sol", "méprisant", "pas à l'écoute" : les réactions des politiques à la réforme des retraites après l'interview d'Emmanuel Macron (francetvinfo.fr)


"Hors sol", "méprisant", "pas à l'écoute" : les réactions des politiques à la réforme des retraites après l'interview d'Emmanuel Macron
"Je n'ai pas de regrets", a déclaré Emmanuel Macron qui accepte "d'endosser l'impopularité", après le 49.3 sur la réforme des retraites.

Bonjour
Propos d'Emmanuel Macron en 2019 :

Je cite " Et notamment d'agir sur "le fameux sujet de l'âge légal", fixé à 62 ans. Faut-il le reculer ? "Je ne crois pas, pour deux raisons", insiste alors Emmanuel Macron.

Première justification : "C'est que je me suis engagé à ne pas le faire. C'est mieux, sur un sujet aussi important, de faire ce qu'on a dit." Il défend à l'époque de "laisser" à 62 ans l'âge légal de départ, "pour faire une réforme beaucoup plus large, beaucoup plus profonde qui est de créer ce nouveau système par points". Un projet "beaucoup plus profond, plus ambitieux", qu'il "ne faut pas compromettre en bougeant l'âge légal".

Seconde raison : "Tant qu'on n'a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement, ça serait assez hypocrite de décaler l'âge légal"quand aujourd'hui on est peu qualifié, quand on vit dans une région en difficulté industrielle, quand on est soi-même en difficulté, qu'on a une carrière fracturée, bon courage déjà pour arriver à 62 ans". En pratique, "c'est ça la réalité de notre pays", lance-t-il.......................................................... "
...............................
Fin de la citation

Pour lire la totalité des propos : source "Retraites : en 2019, Emmanuel Macron assurait-il que décaler l'âge légal serait "hypocrite" | TF1 INFO"

Tout et son contraire. Ce qui me plait beaucoup, c'est :
"C'est que je me suis engagé à ne pas le faire. C'est mieux, sur un sujet aussi important, de faire ce qu'on a dit."
Bonne journée
Saumon

dimanche 26 mars 2023

20230326 France info tornades USA pas augmentation tempetes Onerc GIEC

 


Etats-Unis : au moins 23 personnes tuées par une tornade et des orages dans le Mississippi


Bonjour
PAS D'AUGMENTATION DE LA FRÉQUENCE DES CYCLONES
Contrairement à la ritournelle habituelle , il n'y a pas d'augmentation des cyclones tropicaux liés au RCA.
A moins que dans le nouveau rapport le GIEC ait mangé son chapeau et ait complètement changé d'avis sur l'évolution des cyclones tropicaux, rien de nouveau.

ONERC : ecologie gouv ONERC Rapport 2018 Evenements meteorologiques extremes et CC



Page 77 Cyclones et tempêtes

Le cinquième rapport du GIEC (GIEC, 2013) fait état d’un faible niveau de confiance dans les projections climatiques concernant les cyclones tropicaux à l’horizon du milieu de ce siècle, en particulier en raison de l’importance de la variabilité climatique naturelle. En revanche, à la fin du XXIe siècle, il est probable que la fréquence globale des cyclones tropicaux diminuera ou restera la même. Comme indiqué plus haut, les précipitations moyennes associées aux cyclones augmenteront probablement. Il en est de même pour la vitesse moyenne du vent maximal associée aux cyclones, qui se traduit par une augmentation probable de la fréquence des cyclones les plus intenses (de catégories 4 et 5).

Cependant, en particulier en raison de l’incertitude sur l’amplitude simulée du réchauffement océanique attendu dans les différents bassins, le GIEC n’accorde qu’un faible degré de confiance aux projections par région de la planète, tant en termes de fréquence que d’intensité des cyclones. Cela concerne les régions françaises des territoires d’outre-mer potentiellement exposées aux cyclones pour lesquelles il n’est pas possible de préciser ces évolutions futures.

CYCLONES USA LES PLUS INTENSES avant 2000

Aux Etats Unis, sur les 50 cyclones les plus meurtriers répertoriés , seuls deux se sont produits après 2000. On a en numéro 3 Katrina en 2005 et Allison en numéro 39.
Météo France : meteo en savoir plus comprendre la météo phénomènes particuliers faq 34 records 167 quels ont été les cyclones tropicaux les plus meurtriers aux etats unis.
Soyez vigilants
Saumon

"https://www.meteo.nc/en-savoir-plus/comprendre-la-meteo/phenomenes-particuliers/faq/34-records/167-quels-ont-ete-les-cyclones-tropicaux-les-plus-meurtriers-aux-etats-unis"

Météo Nouvelle-Calédonie - Quels ont été les cyclones tropicaux les plus meurtriers aux Etats-Unis ? (meteo.nc)











dimanche 19 mars 2023

20230319 france info secheresse procession religion glacier

 Sécheresse : à Perpignan, les agriculteurs catalans invoquent saint Gaudérique pour faire tomber la pluie (francetvinfo.fr)


Sécheresse : à Perpignan, les agriculteurs catalans invoquent saint Gaudérique pour faire tomber la pluie
La procession catholique s'est achevée sur les rives de la Têt, cours d'eau qui traverse les Pyrénées-Orientales.



Bonjour
On ne peut pas vraiment parler de nouveauté en ce qui concerne la participation religieuse dans les" épisodes météorologiques ".
Plusieurs processions ont été effectuées durant le PAG pour arrêter l'avancée des glaciers.
Très récemment, en France des manifestations religieuses concernant la météorologie ont eu lieu en 2003, 2017 .

Un historien Alain Gioda écrit :
Je cite "Par conséquent, nous arrivons à faire une étude scientifique des sécheresses, grâce aux prières et d’autres manifestations religieuses hors des murs des églises, en particulier des rogations, qui sont un outil puissant, dans le monde catholique, pour hiérarchiser ce type de calamités."

2003
Un autre exemple, pour la religion catholique et romaine, sera choisi dans ma région en Occitanie ...... C’est Saint Baudile ou Baudille ou bien Bauzille – dont la tradition dit que là où rebondit trois fois sa tête tranchée, lors de son martyre par les Romains, naquirent les Trois-Fontaines de Nîmes – que l’abbé Vernoy fit porter en procession (Le Midi Libre, 8 août 2003).

2017 "Toujours à la fin de 2017 et donc lors d’une époque de grande sécheresse dans l’ensemble du monde méditerranéen, l’évêque de Gap (Hautes-Alpes), issu du clergé séculier et du mouvement du renouveau charismatique s’inspirant en partie des manifestations populaires du pentecôtisme protestant, proposait trois jours de prières pour appeler la pluie."

DURANT LE PAG : Processions en : 1644, 1653, 1690,1718,1818,

Source : LES GLACIERS À L'ÉPREUVE DU CLIMAT

1644 : Ce n’est pas la première cérémonie de bannissement d’un glacier. Peu de temps avant, en mai 1644, les syndics de Chamonix, effrayés eux aussi de voir maisons et champs écrasés par les « horribles glacières », au premier rang desquelles le Glacier des Bois (aujourd’hui la Mer de Glace), mais aussi Argentière, le Tour, les Bossons, en appellent au coadjuteur de Genève, Charles de Sales, pour venir arrêter leurs ravages

1653, date importante pour Aletsch et pour les glaciers suisses : ....Les jésuites venus en renfort organisent une procession de « bannissement du glacier » avec deux pères prêchant pendant sept jours d’affilée. Prières, chants, procession organisée jusqu’au front du glacier pour conjurer le Mal, le tout avec aspersion d’eau bénite, on sort les grands moyens pour impressionner le « monstre », témoin cette statue de saint Ignace érigée juste devant lui pour le dissuader une fois pour toutes de franchir cette limite !

Sur "LE PETIT ÂGE GLACIAIRE - glaciers climat"

1718 : Je cite "Au début de l’été 1718, alors que le Gurgler Eissee atteint un niveau vraiment inquiétant, le charismatique curé de Sölden, Jakob Kopp, conduit de nombreuses processions, destinées à éradiquer le maléfice. Il vient dire la messe tous les samedis sur le Steinerner Tisch (en bordure du lac), près du Hochwildehaus, sur le versant ouest du Schwarzenkamm. C’est de cette époque que date le millésime 1718 gravé dans la pierre."

"En 1818, les habitants des communes périphériques déjà avaient planté une nouvelle croix pour arrêter sa progression, mais en vain cette fois, car le glacier repart de plus belle vers un paroxysme atteint en 1850 "

Bonne lecture

Saumon


jeudi 16 mars 2023

20230316 reporterre action individuelle climat 3 tonnes CO2 réduction sur 11 tonnes environ






Reprise complète article climat sur REPORTERRE

Climat

Climat : l’action individuelle ne peut pas tout (reporterre.net)


Climat : l’action individuelle ne peut pas tout



L’influence des « petits gestes » sur la baisse des émissions de CO2 n’est pas anodine, mais l’action individuelle se cogne à un plafond de verre. Selon une étude, seuls des leviers collectifs peuvent réellement faire la différence, et l’État et les entreprises sont des acteurs clés des profondes transformations nécessaires.


Le colibri ne pourra pas, à lui tout seul, éteindre l’incendie. Pour lutter contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, « faire sa part » est « indispensable mais largement insuffisant ». C’est ce que révèle, chiffres à l’appui, une étude du cabinet de conseil Carbone 4 qui revient sur le rôle et la responsabilité des citoyens, des entreprises et de l’État face à l’urgence climatique.

Le débat agite depuis longtemps les adeptes des écogestes et les partisans d’une transformation plus globale. Mais l’étude apporte des données quantitatives intéressantes. Pour elle, il faut mener le combat « sur tous les fronts » et remettre en cause « le système socio-technique » qui encage l’individu dans un mode de vie carboné.



Plusieurs éléments clés ressortent de ce travail. Selon ses calculs :« L’impact probable des changements de comportement individuel pourrait stagner autour de 5 à 10 % de baisse de l’empreinte carbone ». Si un Français actionne l’ensemble des leviers à l’échelle individuelle en adoptant un « comportement héroïque », il réduirait son empreinte carbone de 25 %.

« Une part non négligeable », qui ne permettrait cependant pas de respecter l’objectif de la COP 21. L’accord de Paris affirme que pour rester en dessous de la hausse de la température de deux degrés, il faudrait réduire de 80 % les émissions actuelles.
« Nous étions exaspérés par la suresponsabilisation des individus »

L’empreinte carbone moyenne d’un Français s’élève à 10,8 tonnes de CO2 par an. Or, par ses gestes individuels, un Français réduirait son empreinte uniquement de 2,8 tonnes chaque année. L’ascèse généralisée et volontaire ne peut pas être l’unique solution. D’autant plus qu’il faut, comme le note l’étude, prendre en compte la mauvaise volonté de certains récalcitrants.

« En France, on peut considérer que seuls 20 % des individus sont "moteurs" sur les sujets climat, 60 % plutôt "variables" sur la question et 20 % carrément réfractaires à toute injonction au changement sur les questions environnementales, écrivent les auteurs. Pour gagner la bataille, il faut transcender le seul maillon individuel et accéder à un niveau collectif d’actions », affirment-ils.L’étude a agrégé les petits gestes du quotidien et les changements de comportement plus ambitieux.

César Dugast, un des rédacteurs, explique la genèse de l’étude en mars 2019 : « Nous étions exaspérés par la suresponsabilisation des individus à qui on faisait porter tout le poids de la lutte contre le changement climatique. »

Cette « injonction à l’écocitoyenneté » se retrouvait partout. Dans le discours médiatique autant que chez les politiques. Au même moment, lors du grand débat national, face à de jeunes adolescents, Emmanuel Macron déclarait que « la solution au réchauffement climatique, c’est d’abord chacune et chacun d’entre nous. Quand tu décides de ramasser tes déchets, de faire du tri et de consommer autrement pour améliorer la situation de la planète ».


« Croire que l’individu-consommateur serait tout puissant est une chimère », réplique César Dugast. La position inverse ne le convainc pas davantage. « Dire que tout reposerait sur le Système avec un grand "S", nourrit l’impuissance. » L’ingénieur de formation avait besoin « de connaître les bons ordres de grandeurs pour enrichir le débat, savoir qui peut agir où, et fixer des priorités ».
« Chaque individu est limité par l’environnement social et technologique dont il dépend »

Le cabinet fondé par Jean-Marc Jancovici a donc condensé les données existantes de la littérature scientifique et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’Ademe. Il a ensuite fait la liste d’une douzaine d’actions relevant de la seule volonté des individus, en agrégeant les petits gestes du quotidien et des changements de comportement plus ambitieux. On y retrouve le fait d’équiper son logement de lampes LED, de manger végétarien, de ne plus prendre l’avion, de pratiquer systématiquement le covoiturage, de baisser la température de son logement, de circuler à vélo pour des petits trajets, d’acheter d’occasion l’équipement électroménager et high tech, de limiter sa consommation de vêtement, de viser le zéro déchet...

« On ne prétend pas être exhaustifs mais on souhaitait dresser un panorama du champ d’action individuel, en chiffrant l’impact des écogestes les plus communs, ceux qui reviennent régulièrement dans le débat public », dit César Dugast.

Comme le montre le graphique ci-dessous, le changement de régime alimentaire est l’action qui aurait le plus d’effet. « Il représente à lui seul 10 % de baisse de l’empreinte, soit 40 % du total de la baisse maximale induite par les changements de comportements », observent les auteurs.

L’étude reconnaît néanmoins un biais méthodologique : « Le Français moyen n’existe pas. » Aucune distinction n’a été introduite en fonction des catégories socio-économiques ou du territoire. Un ouvrier en zone rurale ou un cadre vivant en centre-ville n’ont pourtant pas la même empreinte carbone.

Quoi qu’il en soit, l’action individuelle se confronte à un plafond de verre. La baisse qu’elle engendre atteint au mieux 25 % de l’empreinte carbone totale, estime l’étude. « Chaque individu est limité par l’environnement social et technologique dont il dépend » : « Utiliser davantage les transports en commun et avoir systématiquement recours au covoiturage sont des pratiques qui ont un impact indiscutable sur le total des émissions liées à nos déplacements (environ un tiers de moins sur le poste mobilité), notent les auteurs. Mais ces gestes ne supprimeront pas notre dépendance à un système de transports fonctionnant, que nous le voulions ou non, sur la base d’énergies toujours carbonées comme le diesel, l’essence, le kérosène ou le gaz naturel pour véhicule (GNV). » Pareil pour les entreprises, l’individu n’a pas d’impact sur leurs processus industriels, logistiques et techniques.
Des transformations plus profondes pour que l’État joue pleinement « son rôle de régulateur » sont nécessaires

Il est donc nécessaire d’agir sur des leviers plus collectifs. L’étude mentionne d’abord « les investissements » qui ne pourraient pas se faire sans le soutien de la puissance publique : une rénovation thermique d’ampleur des logements et l’aide à l’achat d’un véhicule bas carbone. Selon les chiffres collectés, l’activation conjointe de ces deux investissements réduirait l’empreinte carbone de deux tonnes de C02 par an, soit 20 %.

Mais c’est encore insuffisant. « Plus de la moitié du gisement de
réduction est en réalité aux mains des autres acteurs clés, les entreprises et l’État », relève l’étude. L’État, par ses infrastructures, dans le domaine notamment de la santé, de l’éducation et de la défense, est déjà responsable à lui seul, de 10 % de l’empreinte carbone du pays.

L’étude appelle donc à des transformations plus profondes pour que l’État joue pleinement « son rôle de régulateur » et « édicte des règles capables de réorienter les investissements dans des filières vertueuses ». Les entreprises devraient aussi « décarboner leurs chaînes de valeur », changer leur processus industriel, revoir leur rapport au fret de marchandises, leur stratégie d’approvisionnement énergétique, la politique d’achats ou le recyclage des biens...

Un horizon inatteignable si l’on se cantonne à de « petits pas ».


Alors que les alertes sur le front de l’environnement continuent en ce début d’année, nous avons un petit service à vous demander. Nous espérons que 2023 comportera de nombreux progrès pour l’écologie. Quoi qu’il arrive, les journalistes de Reporterre seront là pour vous apporter des informations claires et indépendantes, tout au long de l’année.

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lundi 13 mars 2023

20230313 france info réchauffement climatique indicateur thermique national 30 ans référence climat



INFOGRAPHIES. Climat : fait-il chaud ou froid pour la saison ? Comparez la météo du jour à l'historique des températures des dernières décennies (francetvinfo.fr)

Climat : fait-il chaud ou froid pour la saison ? Comparez la météo du jour à l'historique des températures des dernières décennies

Bonjour
Il faudrait rester dans le domaine scientifique et rester rigoureux.

Je cite FI "Le réchauffement climatique se fait déjà ressentir au quotidien"
C'est un non sens car le climat est défini sur une durée de 30 ans au minimum.

Citer la valeur de l'indicateur national sur un seul jour même n'a pas de sens.
Il faut des valeurs moyennes sur des grandes périodes.
Ce qui a plus de sens, c'est de dire comme FI :
Je cite FI : Depuis un an, en France métropolitaine, 292 journées ont été plus chaudes que la moyenne des températures mesurées entre 1971 et 2000"

Quelle est la pertinence de l'indicateur thermique national
Définition de ITN
sur "Evolution des températures annuelles et saisonnières météo"

"Pour le climat passé, on s’appuie sur l’indicateur thermique national, calculé sur la période de 1947 à nos jours. Indicateur thermique national L’indicateur thermique national se définit comme la moyenne de mesures quotidiennes de température moyenne de l’air dans 30 stations météorologiques réparties de manière équilibrée sur le territoire métropolitain et sélectionnées à partir des travaux sur l’homogénéisation."

Je cite FI " Elles sont réparties de manière homogène afin de refléter le climat de l'Hexagone et de la Corse."
En regardant les 30 stations prises pour référence du calcul, il y a des zones très grandes qui sont sans aucune station de mesure. Il n'y a aucune station dans la zone Bordeaux Lyon soit 460 km à vol d'oiseau. Cette zone (entre Bordeaux - Poitiers Clermont Ferrand Lyon, Nîmes, Perpignan, Toulouse) d'environ 100 000 km2 est dénuée de toute mesure !! C'est 1/5 de la surface de la France qui est sans aucune mesure !
Les scientifiques qui ont défini les stations à prendre en compte pour l'indicateur thermique national n'ont probablement pas entendu parlé de la discrétisation et de la discrépance !!

Pour FI, prendre le scénario quasiment le plus catastrophique en le qualifiant de MODÉRÉ !
Je cite FI :"Et la hausse pourrait atteindre +3,8°C d'ici à 2100, dans le cas d'un scénario dit "modéré", qui correspond aux politiques publiques actuelles."
Il ne s'agit en aucun cas du scénario modéré mais au contraire d'un scénario proche du pire le ssp 3-7.0 qui envisage une élévation de 4 °C. Le pire étant le ssp5- 8.5 qui induit une élévation de 5 °C et qui paraît peu plausible d'après l'analyse ci-dessous.

Sur global climat
Les scénarios jugés plausibles pour 2005-2050 prévoient un réchauffement de 2 à 3 °C d’ici 2100 global-climat

La plupart des scénarios plausibles (62 % avec le filtre 0,1 %/an ; 56,3 % avec le filtre 0,3 %/an) projettent des trajectoires d’émissions jusqu’en 2100 qui sont cohérentes avec le SSP 3.4 (3,4 W m-2, 2,0 °C-2,4 °C de réchauffement). Tous les scénarios plausibles se situent entre 2 °C et 3 °C d’ici 2100. Les scénarios de référence à fortes émissions des SSP – SSP 3-7.0 (7,0 W m-2, ∼4 °C de réchauffement) et SSP5-8.5 (8,5 W m-2, ∼5 °C de réchauffement) – se situent bien en dehors de l’enveloppe des scénarios plausibles. Aucun des scénarios plausibles ne se situe dans la fourchette des scénarios SSP 6.0.

Sur "Scénarios et projections climatiques Chiffres clés du climat developpement durable gouv"
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/3-scenarios-et-projections-climatiques
Edition 2021
"Seuls les RCP les plus ambitieux, que sont les RCP 2.6 et 1.9, donnent une probabilité supérieure à 50 % de limiter la hausse des températures respectivement à 2 °C et à 1,5 °C à l’horizon 2100. Le scénario tendanciel, le RCP8.5, a plus de 50 % de probabilité d’aboutir à une hausse supérieure à 4 °C."


Je citeFI : Le choix a été fait de retenir la période 1971-2000, car il s'agit d'une période au cours de laquelle l'influence humaine sur le climat a déjà commencé mais pouvait encore être "masquée" par les fluctuations spontanées du climat.
Il s'agit d'une invention de FI car en réalité, cette période de 30 ans a été retenue simplement parce l'OMM disposait d'une série de mesure de 30 ans .

sur "doc num php wmo int"
https://library.wmo.int/doc_num.php?explnum_id=4220

"Il est recommandé de faire porter la période de référence sur 30 ans, cette durée ayant étant prise pour norme essentiellement parce qu'on ne disposait que de 30 années d'observations quand cette recommandation générale a été formulée."

Ça fait pas mal de boulettes pour un seul article !
Bonne journée
Saumon

mercredi 8 mars 2023

20230308 france info inégalité salariale homme femme

 

Après le privé, un index égalité professionnelle attendu pour 2023 dans la fonction publique (francetvinfo.fr)


FI : "Après le privé, un index égalité professionnelle attendu pour 2023 dans la fonction publique
L'index, qui fera l'objet d'une modification législative "d'ici l'été", mesurera notamment "les inégalités de rémunération" et "de promotion" entre les femmes et les hommes, a précisé le ministre de la Fonction publique à l'Assemblée nationale."


Bonjour
Les médias citent régulièrement des écarts très importants de salaire entre homme et femme. Ce serait bien de citer les sources et surtout bien de préciser de quoi ils parlent. Est-ce en EQTP (équivalent temps plein) , dans le privé, le public, en salaire net, brut ? Est l'inégalité salariale ou la discrimination salariale ?
Il ne faut pas "comparer des choux et des carottes"

Je cite FI ci dessus .On ne sait rien ni sur la source des chiffres ni de quoi on parle !:
"La rémunération des femmes est inférieure de 12% à celle des hommes (l'écart grimpe à 15% dans le privé). "
Suivant les sources, en ce qui concerne la discrimination salariale, on a le choix du pourcentage :

3% d'après un cabinet privé
5.3% d'après l'INSEE
9% d'après le ministère du travail
12% à 15% d'après FI de source inconnue


economist graphic detail/2017/08/01/are-women-paid-less-than-men-for-the-same-work




3 % : Enfin, une étude de Korn Ferry (cabinet international de conseil en gestion de talents et des organisations), publiée par The Economist le 1er août 2017 faisait état d’un écart salarial de 17% au global et de 3% à « poste égal et toutes caractéristiques égales »

Inégalités salariales : mythe ou réalité ? heforshe essec

5.3 % Écarts de rémunération femmes-hommes : surtout l’effet du temps de travail et de l’emploi occupé - Insee Première - 1803
L’écart de salaire moyen en EQTP entre les femmes et les hommes pour un même poste se réduit donc à 5,3 % dans le secteur privé en 2017. .
Je cite "En 2020, l’INSEE évaluait donc l’écart salarial global à 28,5% et à 5,3% en « équivalent temps plein pour un même poste »

9% : Égalité Femmes-Hommes - Ministère du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion travail emploi

Plus de 46 ans après l’inscription du principe "à travail de valeur égale, salaire égal", il demeure 9% d’écarts de salaire injustifiés entre les femmes et les hommes.

12% à 15 % :FI : "La rémunération des femmes est inférieure de 12% à celle des hommes (l'écart grimpe à 15% dans le privé).

Définition "Il convient tout d’abord, de définir ce que nous entendons par inégalité salariale, car cette notion est, à tort, trop souvent confondue avec celle de discrimination salariale. L’inégalité de rémunération entre les hommes et les femmes renvoie à l’idée d’une différence globale de revenus perçus entre les hommes et les femmes, de façon brute, sans distinguer le niveau de formation, l’expérience ou le secteur d’activité. La discrimination salariale, concerne l’écart de salaire constaté entre un homme et une femme, à toute chose égale, (même profil, mêmes compétences, même poste…), et ne serait liée qu’au sexe de la personne"

Bonne journée
Saumon
FI ne précise pas ce que signifient les chiffres avancés dans l'article, malheureusement.

Une réponse dans rapport INSEE 03.03.23 Philippe Roussel: discrimination estimée à 5°/▪︎