Ouragan Béryl : comment expliquer l'intensité des vents qui frappent les Caraïbes ?
Je cite les bêtises de FI :"Les scientifiques prévoient jusqu'à deux fois plus d'ouragans majeurs qu'en temps normal en raison des vents favorables et d'un océan chaud. Avec le réchauffement climatique, ce phénomène devrait s'intensifier".
Sur l’ensemble de la période, la légère tendance observée à la baisse du nombre de tempête n’est pas significative et ne peut être directement mise en perspective du changement climatique.
Car contrairement à l’évolution des vagues de chaleur, il n’existe pas de consensus scientifique clair concernant l’effet du changement climatique sur l’évolution de la fréquence ou de l’intensité des tempêtes en France. En effet, le 6e rapport d’évaluation du GIEC publié en 2022 confirme les grandes incertitudes quant à l’évolution passée des tempêtes et des vents extrêmes en Europe. Il a même été constaté par exemple une diminution des vents extrêmes proches de la surface au cours des dernières décennies d’après les observations.
Établir un diagnostic se révèle très difficile. Ainsi, par exemple, dans le bassin méditerranéen pour la période 1979-2008, s’il est possible de dégager une tendance à la baisse de la fréquence des tempêtes au printemps, la tendance passe à la hausse en été.
Mais s’il est difficile d’établir un lien entre changement climatique, fréquence des tempêtes et intensité des vents, il apparaît que d’autres paramètres d’une tempête (la quantité de pluie, les surcotes...) évoluent avec le changement climatique. Le changement climatique joue en effet un rôle concernant les extrêmes de niveau de la mer, voire des fortes précipitations. En effet, le risque de submersion marine est plus significatif avec un niveau de la mer plus élevé et une atmosphère plus chaude, contenant plus d’eau, a pour conséquences des précipitations plus importantes.
Références : Chapitre 12 du rapport GIEC "Bases physiques du changement climatique" paru en août 2021 et disponible en ligne.