samedi 7 octobre 2023

7 octobre 2023 Climat : la température moyenne dans le monde depuis janvier est 1,4°C plus chaude qu’à l’ère pré-industrielle, annonce Copernicus

Climat : la température moyenne dans le monde depuis janvier est 1,4°C plus chaude qu'à l'ère préindustrielle, annonce l'observatoire Copernicus (francetvinfo.fr)

Climat : la température moyenne dans le monde depuis janvier est 1,4°C plus chaude qu’à l’ère pré-industrielle, annonce Copernicus

 En réponse à MarcAssin28

Bonjour
Merci pour la blague éculée sur le saumon, vous n'êtes ni le premier ni le dernier.
Votre post débute mal : Vous écrivez je suis chercheur, on sent poindre l'argument d'autorité !
Pour un chercheur, c'est surprenant que vous écriviez sans le moindre argument quantitatif et aucune référence à une publication scientifique : "Et donc je maintiens que la modélisation est en bon accord avec les observations."

Sur le fond :
Vous écrivez "Tout cela me semble bien plus sophistiqué que la sensibilité climatique qui, il me semble -mais je répète que je ne suis pas climatologue- , a l'air d'une notion assez qualitative et de peu d'intérêt quant aux prédictions des évolutions possibles du climat ....

Contrairement à ce que vous avancez, c'est un élément quantitatif qui permet de comparer les modèles (voir ci-dessous).
sensibilité climatique : C'est l'augmentation de la température de surface après un doublement de la concentration en CO2 .
Si on n'est pas capable de connaître la sensibilité climatique, il n'est pas possible de prévoir précisément quelle sera l'évolution de la température en fonction des différents scénarios d'émissions de GES .

D'autre part, il y a des inconnues sérieuses :
Quelle sera l'activité volcanique ?
L'influence des nuages est très mal connue, c'est une des plus grandes incertitudes.
Comme je l'ai écrit il y a peu de temps, le mécanisme d'amplification de la variation de la pseudo constante solaire est inconnu, d'où surprise possible !

Sur "Modèles de climat - Encyclopédie de l'environnement (encyclopédie-environnement point org) 15-07-2020

"Afin de mieux comparer les modèles entre eux, les modélisateurs du climat ont défini une métrique plus théorique, appelée sensibilité climatique, qui correspond à l’augmentation de la température de surface après un doublement de la concentration en CO2 par rapport à l’ère préindustrielle. Il s’agit du changement de température à l’équilibre, ce qui implique que le modèle soit intégré suffisamment longtemps pour que la température à la surface du globe se stabilise."

"Pour le dernier exercice (CMIP6), l’incertitude entre les modèles s’est plutôt accrue [15]; en particulier une dizaine de modèles simulent une sensibilité à l’équilibre qui excède la fourchette de 1,5°C-4,5°C établie par le précédent rapport du GIEC et qui avait déjà été envisagée par le rapport Charney en 1979 [16]."
Bonne soirée
Saumon


Commenter :
Climat : la température moyenne dans le monde depuis janvier est 1,4°C plus chaude qu’à l’ère pré-industrielle, annonce Copernicus

 En réponse à MarcAssin28
Bonjour
Vous écrivez : "Ces effets sont quantifiés par calcul et modélisation, et sont en accord avec les observations."

Une simplification abusive est préjudiciable à la crédibilité de la science.
On définit usuellement la sensibilité climatique comme l'augmentation de la température moyenne de la planète qui résulte d'un doublement de la concentration de l'atmosphère en CO2.

La sensibilité climatique est un problème difficile car multi paramètres et du coup les résultats varient de 1 à 2 voire de 1 à 3.
Exemple de modélisation pour un doublement du CO2 : augmentation de 1.5 K à 4.5K

Extrait du texte dessous : seq = 3+/-1,5K, pour comparaison, les modèles contraints donnent seq entre 1,5 et 4,5K, les observations récentes conduiraient en extrapolant au doublement du CO2 à s2*CO2 entre 1,2 et 3,3 K mais sans tenir compte des rétroactions les plus lentes et les estimations sur la dernière période glaciaire donnent entre 2 et 4 K.


Sur "Qu'est-ce que la sensibilité du climat ? (argonautes club)"
Comme concept, la sensibilité climatique a l'avantage de la simplicité : à un forçage donné, on peut facilement faire correspondre une augmentation de température mais comme on l'a vu tout au long de cet article, cette simplicité est tout à fait trompeuse et il n'est donc pas du tout surprenant que plus d'un demi-siècle après les premières estimations par S. Manabe et par le groupe de travail que présidait G. Charney, on n'en ait pratiquement pas réduit l'incertitude (1). C'est aussi un concept dont l'utilité réelle est finalement limitée en ce sens que ce qui est réellement important, c'est l'évolution de la température surtout dans les décennies à venir. En revanche, les valeurs à l'équilibre déduites des données paléo-climatologiques renseignent sur le comportement à long terme du système incluant les processus non linéaires à effet de seuil et, donc, sur les risques éventuels d'un basculement vers un tout autre état moyen du climat.

(1) D'après ce groupe , seq = 3+/-1,5K, pour comparaison, les modèles contraints donnent seq entre 1,5 et 4,5K, les observations récentes conduiraient en extrapolant au doublement du CO2 à s2*CO2 entre 1,2 et 3,3 K mais sans tenir compte des rétroactions les plus lentes et les estimations sur la dernière période glaciaire donnent entre 2 et 4 K.

Saumon


Mmmm... il me semble que Saumon cherche à noyer le poisson.

Je suis chercheur, mais pas climatologue, et j'ai eu l'occasion d'assister à des présentations de climatologues. J'admets que par calcul le problème est trop compliqué et qu'on ne peut obtenir qu'un ordre de grandeur. Par modélisation, et par là j'entends modélisation numérique, on pousse la description bien plus loin, avec prise en compte des boucles de rétroaction, effets de seuil, etc. Tout cela est très complexe et a demandé des années de mise au point et raffinement. Maintenant les conclusions des premières modélisations n'ont jamais été remises en cause par les suivantes, qui apportent des descriptions plus fines.

Quand je parle de bon accord avec les observations, c'est que les courbes de température -donc mesurées- sur les périodes passées sont très bien décrites -à bien mieux qu'un facteur 2, de mémoire- par des modélisations : connaissance du taux de CO2, boucles de rétroaction lentes ou plus rapides, etc.

Tout cela me semble bien plus sophistiqué que la sensibilité climatique qui, il me semble -mais je répète que je ne suis pas climatologue- , a l'air d'une notion assez qualitative et de peu d'intérêt quant aux prédictions des évolutions possibles du climat -suivant les scénarios d'émission- que seule une modélisation avancée est capable de décrire.

Et donc je maintiens que la modélisation est en bon accord avec les observations.