Quand la Seine était presque à sec... à Saint-Pierre-la-Garenne
Un bref passage de la conclusion replace les événements dans leur contexte chronologique :
« 3° L’année septembre-août ou octobre-septembre 1948-49 a été une des plus sèches que la France ait connu, depuis plus d’un siècle. Elle rivalise à ce point de vue avec 1921 qui pourtant semble conserver le record connu de pénurie pour 12 mois consécutifs dans la majeure partie de notre pays.
4° En raison de grandes chaleurs très fréquentes et torrides, notamment à l’été de 1947, la pénurie des débits durant l’ensemble de la période a encore plus exagéré celle des précipitations que cela ne se produit d’habitude lors des déficiences pluviales. Celles-ci ayant atteint 10 à 20 % au plus pour des bassins entiers assez vastes, celle des débits sur les rivières pluvio-nivales ou pluviales a généralement marqué de 30 à 45% et donc dépassé les chiffres que nous jugions possibles dans l’état actuel au. climat en Europe Occidentale. Comme la neige exerce de ce point de vue un rôle régulateur, les rivières de haute montagne, malgré la très faible abondance relative des chutes nivales, ont bien moins souffert de la disette que les cours d’eau des régions basses ou d’altitudes moyennes. Et dans les bassins glaciaires, certaines des années très sèches en question ont connu des débits normaux on surabondants, ça et là, voire en Suisse et dans le bassin du Rhône des records pour les modules »