jeudi 28 mars 2024

20240328 catastrophes climatiques naturelles tempêtes

 

Les catastrophes climatiques en France ont coûté 6,5 milliards d'euros en 2023 aux assureurs, qui pointent un "changement d'échelle" des sinistres (francetvinfo.fr)

*******************************************************************************

Bonjour
Vous dites : "Nous assistons par contre de plus en plus à un recul du littoral........"
On ne change pas de sujet SVP !

Vous dites : "Il faut noter que le document date de 2018, les choses on largement évolué depuis. On observe depuis de plus en plus d'orages violents avec des tornades détruisant des habitations, et des grêlons de plus en plus gros."
C'est une réflexion, une affirmation ?Merci de citer une source SVP !

Le site de météo France que je cite a été mis a jour en décembre 2023. D'autre part, il n'y a pas d'évolution significative des connaissances sur quelques années, la science se construit sur le long terme.

Le président de l'ONERC Ronan Dantec m'avait déçu il y a quelques années en affirmant lors d'un débat que le niveau de la mer monterait de 5 mètres d'ici 2100.Heureusement qu'il y a des scientifiques pour rédiger les rapports de l'Onerc.

J'ai regardé votre document Onerc 2018 , il est assez mesuré il est écrit :
page 59
"Conclusions
La diversité de ces événements portant parfois sur une saison, parfois sur quelques
jours, conduit à tirer des conclusions différentes concernant un possible effet des
activités humaines. Ces conclusions vont de l’absence d’effet identifié (pluies
intenses, sécheresses) jusqu’à une empreinte claire des activités humaines sur
la probabilité d’événements comparables (vagues de chaleur). La quantification
précise de l’influence humaine sur les extrêmes de chaleur n’est toutefois pas
possible à ce stade.

Page 54
"Le lien au changement climatique pour la plupart de ces événements reste à étudier.
Pourtant nous ne partons pas de rien. En effet, d’une part, un nombre croissant
d’études s’intéressent actuellement à la détection et à l’attribution des changements
climatiques, des événements extrêmes et de leurs conséquences éventuelles."
Bonne soirée
Saumon

***********************************************************************

Les catastrophes climatiques en France ont coûté 6,5 milliards d'euros en 2023 aux assureurs, qui pointent un "changement d'échelle" des sinistres.

L'année 2023 a été "la troisième année la plus grave en termes de sinistres climatiques après 1999 et 2022", selon la fédération du secteur, avec des événements comme les tempêtes Ciaran et Domingos.


Commenter :
Les catastrophes climatiques en France ont coûté 6,5 milliards d’euros en 2023 aux assureurs, qui pointent un “changement d’échelle” des sinistres
Bonjour
Je cite FI : Les catastrophes climatiques en France ont coûté 6,5 milliards d'euros en 2023 aux assureurs, qui pointent un "changement d'échelle" des sinistres.

Je vous invite à consulter ce site de référence afin d'avoir une vue plus sérieuse de l'évolution des tempêtes en France.
Sur le site de Météo France mis à jour en Décembre 2023 :
Je cite "Tempêtes et changement climatique | Météo-France (meteofrance pointcom)

Le nombre d’événements varie fortement d’une année à l’autre mais aussi sur un pas de temps multi-annuel. On note ainsi :

  • une forte activité dans les années 1980, notamment de 1986 à 1990 ;

  • une faible activité dans les années 2000, notamment de 2000 à 2005 ;

  • une reprise de l’activité ces dernières années.

Sur l’ensemble de la période (1980 -2023) , la légère tendance observée à la baisse n’est pas significative et ne peut être directement mise en perspective du changement climatique.

Le nombre de tempêtes ayant affecté le territoire de la France métropolitaine est très variable d’une année sur l’autre. Ainsi, pour les années les plus tempétueuses, plus de quinze événements ont touché le territoire, dans les années 1980 (1981, 1984 et 1988) mais aussi plus récemment en 2017, alors que ce nombre tombe à 1 à 3 événements par an pour les années les plus calmes (au début des années 2000).

*****************

Car contrairement à l’évolution des vagues de chaleur, il n’existe pas de consensus scientifique clair concernant l’effet du changement climatique sur l’évolution de la fréquence ou de l’intensité des tempêtes en France. En effet, le 6e rapport d’évaluation du GIEC publié en 2022 confirme les grandes incertitudes quant à l’évolution passée des tempêtes et des vents extrêmes en Europe. Il a même été constaté par exemple une diminution des vents extrêmes proches de la surface au cours des dernières décennies d’après les observations.

Établir un diagnostic se révèle très difficile. Ainsi, par exemple, dans le bassin méditerranéen pour la période 1979-2008, s’il est possible de dégager une tendance à la baisse de la fréquence des tempêtes au printemps, la tendance passe à la hausse en été.

Bonne journée

Saumon

*******************************************************************
Bonjour
Vous avez raison, les inondations de la vallée de la Vésubie sont nouvelles 😂.

Leçons tirées de la crue torrentielle catastrophique du 2 octobre 2020 dans la vallée de la Vésubie (Alpes-Maritimes, France)

"Les crues torrentielles et les glissements de terrain font partie de l'histoire de ce territoire et notamment les épisodes méditerranéens intenses (P. CARREGA, 1995). La carte historique des crues du PPR inondations de Saint-Martin-Vésubie mentionne 17 crues au XXème siècle. La période de retour des principales crues de la Vésubie est estimée entre 20 et 100 ans. Les cumuls de précipitations peuvent être exceptionnels. Lors des épisodes successifs d'octobre et novembre 1926, ce sont plus de 1712 mm de précipitations qui sont tombés en l'espace de trois semaines, dont 750 mm en cinq jours, à Venanson proche de Saint-Martin-Vésubie (R. BLANCHARD, 1927). Les événements les plus récents ayant touché la Vésubie datent de novembre 2014 et décembre 2019. En 2014, jusqu'à 300 mm de précipitations sont tombés en deux jours sur le secteur, la Vésubie atteignant ainsi 5,18 m de hauteur d'eau et un débit de 480 m3/s à la station d'Utelle (lien 1), alors qu'habituellement le débit ne dépasse pas 4 m3/s. La crue de décembre 2019 a atteint 3,54 m de hauteur d'eau pour un débit de 187 m3/s. Comparativement à ces deux crues, celle d'octobre 2020 surpasse les valeurs connues, avec 7 mètres de hauteur d'eau et un débit probablement très supérieur à 700 m3/s à la station d'Utelle (lien 1).

11En plus des crues torrentielles, la vallée de la Vésubie est sujette aux glissements de terrain, parfois destructeurs, comme ceux du 24 novembre 1926 qui, suite aux inondations, ont touché plusieurs communes, telles que celles de Figaret, Utelle, Lantosque, Bollène-Vésubie et Roquebillière. Dans cette dernière, 19 personnes ont perdu la vie, 20 maisons ont été détruites et une partie du village a été reconstruit en rive droite de la Vésubie (R. BLANCHARD, 1949)."


Autre source scientifique :" fnepaca 2021 11 20211023 presentation AlpMar assos-env octobre 2021FNE 2"
Nombreuses crues de la Vésubie au XIX et XX siécle (page 7).

1094,1743,1772,1789,1795,1802,1829,1852,1873,1880,1881,1882,1886,1887,1889,1890,1892,1893,1910,1914,1916,1920,1925,1926,1937,1951,1965,1979,1982,1991,1992,1993,1994,1997,1999,2000.
Bonne lecture
Saumon