Sécheresse : comment la France peut-elle se préparer à affronter un (possible) nouvel été à sec ?
Bonjour
Je cite FI "Alors que le Giec prévoit entre 10 et 40% de baisse du niveau des cours d'eau à l'horizon 2050, la préservation des milieux aquatiques, de leur biodiversité et de leur rôle dans le grand cycle de l'eau est également une priorité. "
Il aurait été HONNETE de préciser pour quel scénario d'émission de GES. J'ai trouvé sur le site du sénat qu'il s'agit du scénario A1B correspondant à une CONCENTRATION DE 700 ppm en 2100. Il n'y a qu'un scénario plus pessimiste le A1 avec 840 ppm en 2100.
Adapter la France aux dérèglements climatiques à l'horizon 2050 : urgence déclarée sénat
C. DES PROJECTIONS INQUIÉTANTES CONCERNANT LES RESSOURCES EN EAU
1. La raréfaction annoncée de la ressource en eaux de surface et souterraines
Établi par le BRGM sur la base d'un scénario d'émission de gaz à effet de serre « A1B »14(*), le rapport Explore 70 constitue le rapport de référence au niveau national concernant le niveau des cours d'eau et le taux de charge des nappes phréatiques attendus à l'horizon 2046-206515(*). Il livre des « chiffres choc », mais scientifiquement indiscutés pour la France métropolitaine et les départements d'Outre-mer.
En 2100, la concentration en CO2 est respectivement de 550 ppm pour le scénario B1, 700 ppm pour le scénario A1B et 840 ppm pour le scénario A2.
Le rapport Explore 70 montre ainsi qu'on doit s'attendre à :
- une baisse significative de la recharge des nappes. Les résultats sont assez différents selon les régions, mais ils ne sont bons quasiment nulle part. La baisse moyenne de la recharge pour la France dans son ensemble sera de 10 à 25 %. Elle sera particulièrement marquée pour le bassin de la Loire, où elle atteindra 25 à 30 %, et pour le Sud-Ouest (-30 à -50 %) ;
- une baisse du débit moyen annueldes cours d'eau sur toute la métropole16(*). Pour une majorité de points de mesure, le débit moyen annuel pourrait baisser de l'ordre de 10 à 40 %. Les modèles projettent une diminution particulièrement marquée du débit moyen annuel pour les cours d'eau des contreforts pyrénéens et, dans une moindre mesure, de la majorité du district hydrographique Seine-Normandie, avec des diminutions simulées comprises entre -10 et -60 % ;
- les débits d'étiages seront par ailleurs plus sévères, plus longs et plus précoces, avec des débits estivaux réduits de 30 à 60 %. Ainsi, le Rhône à Beaucaire pourrait subir une baisse du débit minimum mensuel quinquennal jusqu'à -50%. Pour la Seine, on s'attend à une baisse du débit moyen annuel à Paris comprise entre -10 et -50 %, mais à un recul du débit minimum mensuel quinquennal pouvant atteindre jusqu'à -70%.
RECYCLAGE DES EAUX USÉES EN EAU POTABLE
Il y a une piste non citée et inexplorée qui est en place depuis pas mal d'années en Californie concernant le recyclage des eaux usées en eau potable.
La raison en est très simple :
VIDÉO - Va-t-on bientôt boire l'eau... des égouts ? | TF1 INFO
Dans l’usine West Bassin à Los Angeles, l’arrivée d’eau est bien peu ragoûtante. Directement tiré des égouts, le liquide marron et mousseux est même, à vrai dire, repoussant. C’est sur cette base qu’est appliqué le process de purification de Suez : traitement gravitaire, microfiltration, osmose inverse, UV… A l’autre bout de la chaîne est produit un liquide cristallin. Suez a astucieusement placé un robinet et quelques coupelles pour les courageux… Après une petite appréhension, le curieux goûte une eau au parfum de chlore qui se révèle plutôt désaltérante sous le chaud soleil californien.
Cette usine, Suez l’opère depuis 20 ans. Elle a été imaginée lors de la sécheresse en Californie de 1987 à 1992 alors que l’Etat cherchait de nouvelles sources d’eau. Au lieu de larguer toute l’eau des stations d’épuration au large dans la baie de Santa Monica, 240 000 mètres cubes sont recyclés chaque jour selon cinq qualités différentes.
Sécheresse : comment la France peut-elle se préparer à affronter un (possible) nouvel été à sec ?
replyEn réponse à cloclau
Bonsoir
Connaissez vous la loi de Brandolini ?
La loi dite de Brandolini ou le principe d'asymétrie des baratins est l’aphorisme selon lequel « la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des sottises […] est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire »
Peut-être une solution pour vous !
La lecture rapide est une technique permettant d'accélérer la vitesse de lecture qui consiste principalement à éduquer le regard et à limiter la subvocalisation. Elle ne vise pas les apprentissages initiaux de la lecture (jeunes enfants ou adultes analphabètes). Elle peut être complétée par d'autres techniques, comme la lecture dite « en diagonale ». La lecture rapide s'adresse aux lecteurs qui souhaitent soit améliorer leurs performances, soit remédier à des difficultés (lexique, classification, prises d'indice, identification structurelle, etc.).
C. DES PROJECTIONS INQUIÉTANTES CONCERNANT LES RESSOURCES EN EAU
1. La raréfaction annoncée de la ressource en eaux de surface et souterraines
Établi par le BRGM sur la base d'un scénario d'émission de gaz à effet de serre « A1B »14(*), le rapport Explore 70 constitue le rapport de référence au niveau national concernant le niveau des cours d'eau et le taux de charge des nappes phréatiques attendus à l'horizon 2046-206515(*). Il livre des « chiffres choc », mais scientifiquement indiscutés pour la France métropolitaine et les départements d'Outre-mer.
Le rapport Explore 70 montre ainsi qu'on doit s'attendre à :
- une baisse significative de la recharge des nappes. Les résultats sont assez différents selon les régions, mais ils ne sont bons quasiment nulle part. La baisse moyenne de la recharge pour la France dans son ensemble sera de 10 à 25 %. Elle sera particulièrement marquée pour le bassin de la Loire, où elle atteindra 25 à 30 %, et pour le Sud-Ouest (-30 à -50 %) ;
- une baisse du débit moyen annuel des cours d'eau sur toute la métropole16(*). Pour une majorité de points de mesure, le débit moyen annuel pourrait baisser de l'ordre de 10 à 40 %. Les modèles projettent une diminution particulièrement marquée du débit moyen annuel pour les cours d'eau des contreforts pyrénéens et, dans une moindre mesure, de la majorité du district hydrographique Seine-Normandie, avec des diminutions simulées comprises entre -10 et -60 % ;
- les débits d'étiages seront par ailleurs plus sévères, plus longs et plus précoces, avec des débits estivaux réduits de 30 à 60 %. Ainsi, le Rhône à Beaucaire pourrait subir une baisse du débit minimum mensuel quinquennal jusqu'à -50%. Pour la Seine, on s'attend à une baisse du débit moyen annuel à Paris comprise entre -10 et -50 %, mais à un recul du débit minimum mensuel quinquennal pouvant atteindre jusqu'à -70%.