Bonjour
Quel que soit le type de masque, d’autres mesures barrières (ventilation, distanciation sociale et hygiène) sont alors nécessaires.
Source : Efficacité des couvre-visages communautaires et des masques chirurgicaux pour limiter la propagation des aérosols
Sandrine Chazelet, Stéphanie PacaultRésumé
Dans le contexte actuel de pandémie de COVID-19, les gens portent différents types de masques, en particulier sur leur lieu de travail, pour limiter la propagation du virus. Selon leur activité et leur environnement de travail, les employés sont tenus de porter des couvre-visages communautaires, des masques en tissu avec une fenêtre transparente, des masques chirurgicaux, des masques réutilisables ou des respirateurs. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité en tant que contrôle à la source de ces masques, c’est-à-dire lorsqu’ils sont portés pour protéger l’environnement de la propagation des particules émises par le porteur. Un banc d’essai expérimental comprenant une tête factice et un simulateur de respiration associé à un générateur de gouttelettes DEHS émettant des particules de 1 ou 3 μm dans le flux expiré est utilisé. L’efficacité du contrôle à la source est calculée à partir du flux total de particules émises dans la section d’essai sans et avec un masque. Dix-sept modèles de masques sont testés. Trois conditions de fréquence respiratoire ont été étudiées: du repos à la respiration lourde, avec des taux moyens de 13, 27 et 45 L / min. L’efficacité du contrôle de code source varie d’un masque à l’autre. Parmi les couvre-visages communautaires (sept modèles), les valeurs variaient de 15,6 à 33,8 % pour une respiration d’intensité moyenne. L’efficacité des masques chirurgicaux (trois modèles) variait de 17,4 à 28,3 % pour le même cycle respiratoire. Les couvre-visages communautaires et les masques chirurgicaux jetables présentent des valeurs équivalentes d’efficacité du contrôle à la source, respectivement, 25,9 et 24,1 % à 1 μm et 31,5 et 23,2 % à 3 μm. Les respirateurs présentent une efficacité de contrôle à la source plus élevée que les autres types de masques (76,7 % à 1 μm et 82,5 % à 3 μm). L’analyse statistique des données ne montre aucun effet du débit respiratoire et un effet d’interaction entre le type de masque et la taille des particules. Aucune différence dans le contrôle à la source n’a été trouvée pour les deux tailles de particules ou les différentes fréquences respiratoires expérimentales pour les respirateurs et les masques chirurgicaux. Mais les couvre-visages communautaires et les masques en tissu avec fenêtre transparente présentent une efficacité de contrôle de la source qui augmente avec la taille des particules. Différents niveaux d’efficacité ont été mesurés avec un contrôle à la source plus élevé pour les respirateurs que pour les autres types de masques. Dans le cadre d’un programme de protection respiratoire, ils peuvent constituer un obstacle efficace à la propagation du virus. Mais ces résultats montrent aussi qu’aucun masque ne peut arrêter toutes les particules émises par son porteur. Quel que soit le type de masque, d’autres mesures barrières (ventilation, distanciation sociale et hygiène) sont alors nécessaires.