Réchauffement climatique : “Retarder l’action, cela veut dire peut-être perdre le lac Tchad”, alerte la militante écologiste nigériane Adenike Oladosu
Bonjour
Le lac Tchad disparaît ? A méditer !
2016 Disparition du lac Tchad : discours scientifique discours politique — Géoconfluences ens lyon
"Le géographe Géraud Magrin, professeur à l'université Paris 1 Sorbonne, laboratoire Prodig, longtemps chercheur au CIRAD, et les experts de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) rendent compte de leurs travaux sur le lac Tchad et montrent que le lac n'est pas en voie de disparition, contrairement à la mer d'Aral, et contrairement à ce qu'affirment nombre de discours politiques et médiatiques. Un bel exemple du décalage qui existe aujourd’hui entre la complexité des situations locales sur lesquelles les chercheurs se penchent et la capacité des responsables politiques à instrumentaliser les difficultés des populations et la propension des médias à s’approprier les sujets, et à les simplifier."
Les publications de Géraud Magrin
source : « La disparition du lac Tchad : géopolitique d’un mythe environnemental », Géraud Magrin, professeur de géographie Paris 1 Sorbonne, laboratoire Prodig, Café géo d'Annecy, 3 mars 2016
Sur : La disparition du lac Tchad, un mythe hydropolitique - Les Clionautes
II, Le fonctionnement du mythe de la disparition du lac Tchad
Ce mythe n’est pas récent mais remonte aux années 1920 (4) . Les sécheresses des années 1970 l’ont légitimement renforcé (crainte réelle). Ce discours est désormais teinté d’écologie et sert d’illustration au changement climatique.
Récemment le mythe est réapparu à travers un article de Coe et Foley en 2015 , cité par la NASA et largement repris, annonçant la disparition du lac du fait des sécheresses et des prélèvements anthropiques. Des cartes sont publiées avec l’article qui sont connues de tous aujourd’hui. Or les cartes sont l’objet d’un assemblage trompeur : les images satellite employées ne sont pas datées précisément : se situent-elles avant ou après les crues ? De plus, les grandes variations sont naturelles dans le lac Tchad et sont peu probantes. De même, Coe et Foley ont mal lu les données et les travaux de l’IRD. Malgré une réfutation formelle sur le plan scientifique par tous les hydrologues spécialistes de cet espace, qui n’a jamais suscité de réponse des auteurs, l’article reste une référence pour les institutions, y compris les agences de l’ONU. (6) .
Bonne journée
Saumon
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