dimanche 18 décembre 2022

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Si la planète se réchauffe, comment expliquer qu’il fasse si froid dehors ? (francetvinfo.fr)

Si la planète se réchauffe, comment expliquer qu’il fasse si froid dehors ?

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Bonjour
Préambule : Encore une fois encore, je ne dis pas qu'il n'y a pas de réchauffement climatique, simplement le justifier par tout et n'importe est une erreur. En plus attribuer tous les maux de la Terre au réchauffement n'est pas scientifique et contre productif.

Cette explication concernant le froid de décembre qui est un aléa météorologique, on l'attendait de pied ferme et elle est arrivée .
Je cite FI en décembre : "Voilà pourquoi la météo et le climat sont deux choses bien différentes. Dire que le réchauffement climatique n’existe pas simplement parce qu’il fait froid dehors n’est donc pas un très bon raisonnement. "

METEO versus CLIMAT
METEO : Le froid de décembre est un aléa météorologique .
CLIMAT : Au courant du mois d'Octobre 2022 , les températures étaient supérieures aux "moyennes" et dans ce cas c'était la preuve du RCA (réchauffement climatique anthropique).

source "france info climat comment expliquer la vague de chaleur en france au mois d'octobre 5448481"
Je cite france info : "Selon les experts, ce phénomène est dû au réchauffement climatique. Les signaux d'alerte se multiplient : sécheresse, vague de chaleur, ou encore des saisons bouleversées"

Pour revenir sur Octobre 2022 :
Les 3 premières semaines d'Octobre étaient annoncées comme les plus chaudes jamais enregistrées alors que l'année 1921 était comparable !
Je dis bien enregistrées, c'est une nuance importante.

Source : météo Paris chronique année 1921
1921 : Je cite "Octobre 1921 est le plus chaud et le plus sec depuis 1757 - une vague de chaleur exceptionnelle se produit du 1er au 20 octobre 1921 au cours de la première semaine, les températures dépassent partout les 30° - le 5 octobre 1921, on atteint même 36° dans les Basses Pyrénées."

Attention , les ritournelles du style "on a jamais vu ça" sont à prendre avec des pincettes. Dans la grande majorité des cas, il faudrait dire qu'on a jamais vu ça de mémoire humaine, ce qui limite singulièrement la fenêtre d'observation. D'autre part, la mémoire humaine est faillible.
Il faut être conscient que nous n'avons des mesures globales (satellites) que depuis une cinquantaine d'années et des mesures significatives de la température des océans que depuis le projet Argo en 2000.
Bonne journée
Saumon
Rien à rajouter, si ce n'est que nous avons la même et excellente bible.

on a une idée bien precise des temperatures moyennes de la terre ces derniers siecles grace aux carottage de glace, idem pour le CO2, les marge d'erreur sont très faibles et permettent de donner des temperatures moyennes sur 10 ans sur plusieurs milliers d'années
Et oui le rechauffement climatique a une incidence sur la meteo en ce sens que le rechauffement modifie les climats locaux avec une tendance observable à l'augmentation en frequence et en intensité des phenomènes extremes (et c'etait prévu par les modèles)
et non un episode meteo en particulier ne donne aucune indication sur le rechauffement climatique (mais sa repetition donne une idée de l'evolution locale du climat)
bref temperature moyenne de la terre, climat local et meteo sont 3 choses differentes avec un lien de cause à effet
le rechauffement d'une mer d'un ou 2 degré va modifier considérablement les températures et les precipitations à plusieurs milliers de km de là

Bonjour

Vous dites "on a une idée bien précise des températures moyennes de la terre ces derniers siècles grâce aux carottage de glace, idem pour le CO2, les marges d'erreur sont très faibles"
Vous avez une vision idyllique de l'historique des mesures de température aussi bien des terres que des océans. Les mot précis ou très faible que vous employez ne veulent pas dire grand chose si une valeur quantitative, un chiffre n'y est pas associé. Vous avez raison, on a une idée mais pas une valeur précise avec une incertitude quantifiée de façon raisonnable. Les mesures que vous citées sont des valeurs intégrées qui lissent les éventuelles pics de température. Quant aux mesures directes récentes , je parlais du réseau Argo, une sonde se balade de façon aléatoire dans un volume équivalent à 70 milliards de piscines olympiques sur 2 km de profondeur ! Vous divisez la surface des océans par le nombre de bouées Argo . Vous multipliez par 2 km et vous obtenez 200000km^3. Avec une telle discrétisation on est pas à l'abri de surprises et de valeurs à modifier !

Même récemment, les résultats sont modifiés et améliorés, ce qui est normal et fait partie de la science habituelle. Voila un exemple récent :

2019 : Une erreur d'un facteur quasiment deux sur la mesure du contenu thermique des océans.! 0.36 à 0.39 watts à 0,2 et 0,32 w/m² sur la même période."

Publié sur le monde en 2019 : "Leurs résultats suggèrent que les chiffres utilisés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) étaient bien inférieurs à la réalité. Entre 1971 et 2010, l’OHC ( OHC pour « ocean heat content ) aurait ainsi grimpé annuellement de 0.36 à 0.39 watts par mètre carré (w/m²). Soit presque deux fois plus que les chiffres retenus par le cinquième rapport du GIEC datant de 2013, qui situait cette hausse annuelle entre 0,2 et 0,32 w/m² sur la même période."

Océans : le réchauffement revu à la hausse
Par Euronews avec AFP • Mise à jour: 11/01/2019

"Une nouvelle étude parue jeudi dans la revue Science résout le problème et confirme que les modèles voyaient juste : au total, la température des océans, dans la couche de 2000 mètres sous la surface, a été revue à la hausse de façon importante pour la période 1971-2010 par rapport à un rapport scientifique de référence parrainé par l'ONU."

Je cite : "Ce nouveau travail combine quatre études scientifiques publiées depuis 2014 et qui concordent pour dire que les mesures anciennement utilisées n'étaient pas assez précises - et trop basses, in fine."

Vous dites : "une tendance observable à l'augmentation en fréquence et en intensité des phénomènes extrêmes (et c'était prévu par les modèles)"

Là, c'est carrément une contre vérité largement relayée par les médias.

Météo France "tempêtes et changement climatique" :

"Cette forte incertitude se confirme à l’échelle de la France métropolitaine puisque les études actuelles ne permettent pas de mettre en évidence une tendance future notable sur l’évolution du risque de vent violent lié aux tempêtes. Les projections ne montrent en effet aucune tendance significative de long terme sur la fréquence et l’intensité des tempêtes que ce soit à l’horizon 2050 ou à l’horizon 2100"

Rapport de l'Onerc GIEC en 2018 page 77 :

" Cependant, en particulier en raison de l’incertitude sur l’amplitude simulée du réchauffement océanique attendu dans les différents bassins, le GIEC n’accorde qu’un faible degré de confiance aux projections par région de la planète, tant en termes de fréquence que d’intensité des cyclones. Cela concerne les régions françaises des territoires d’outre-mer potentiellement exposées aux cyclones pour lesquelles il n’est pas possible de préciser ces évolutions futures .

Bonne journée

Saumon


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