Dérèglement climatique : l'année 2022 est d'ores et déjà la plus chaude jamais enregistrée
"Les projections ne montrent en effet aucune tendance significative de long terme sur la fréquence et l’intensité des tempêtes que ce soit à l’horizon 2050 ou à l’horizon 2100."
Un réchauffement de la température moyenne qui s’accélère.
Depuis le précédent rapport du Giec, qui datait de 2014, les concentrations de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter dans l’atmosphère. Ce nouveau document nous apprend que le réchauffement est sans précédent depuis les 2000 dernières années : depuis 1750, la température terrestre s’est élevée d’1,1°C. Cette augmentation n’est toutefois pas uniforme : elle est plus marquée dans certaines parties du globe, par exemple au-dessus des continents, où elle atteint +1,6°C.
IRM - 1921 : l’année la plus sèche du 20ème siècle (meteo.be)
1921 : l’année la plus sèche du 20ème siècle
Cette année, cela fait exactement 100 ans que le continent européen a été frappé par la pire sécheresse du 20ème siècle. La sécheresse a été durable et particulièrement étendue sur une grande partie de l'Europe et a eu un impact majeur sur la société. Elle a également touché le bassin russe de la Volga et les montagnes de l'Oural où, outre les bouleversements politiques, elle a été en partie responsable de la famine russe (1921-1922).
Un consortium européen étudie cette sécheresse
Dans le cadre du projet européen INDECIS, des chercheurs de l'IRM ont participé à une étude à grande échelle sur la grande sécheresse de 1921. L'étude compare, entre autres, les mesures météorologiques des précipitations et des températures récemment disponibles avec les rapports des médias de l'époque sur l'impact de cette sécheresse en Europe. Les résultats de la recherche ont été récemment publiés dans la revue "Climate of the Past Discussions". Une reconstitution des précipitations et des températures pour 1920 et 1921 a été rendue possible par la compilation des données des instituts météorologiques européens via ECA&D, une vaste base de données d'observations européennes remontant à 1950. Pour cette étude, cette base de données a été étendue à la période 1920-1921. Etablir un consortium européen était nécessaire car les observations météorologiques antérieures à 1950 sont plutôt rares. En outre, les observations ont été soumises à de nombreux contrôles de qualité.
La grande sécheresse a commencé dès l'automne 1920. Elle a été la plus forte au printemps et à l'été 1921 et ne s'est terminée qu'à la fin de l'année 1921. Bien qu’elle se soit étendue de l'Irlande à l'Ukraine, l'axe Bruxelles-Paris-Lyon a été particulièrement touché. L'important déficit de précipitations est la conséquence d'un faible nombre de jours de précipitations causé par une zone de haute pression persistante au-dessus de la Grande-Bretagne. Pour avoir une idée des autres aspects hydrologiques tels que les débits d'étiage et les niveaux d'eau, cette étude a reconstitué l'évaporation sur le bassin de la Seine et a constaté que l'évaporation (potentielle) était jusqu'à deux fois supérieure à la normale. La sécheresse s'est également accompagnée d'une vague de chaleur européenne à la fin du mois de juillet, le jour le plus chaud figurant parmi les 5 jours les plus chauds mesurés (période 1920-2019) dans une grande partie de l'Europe. Malgré cela, le mois de juillet 1921 n'a pas été particulièrement chaud en moyenne.
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